Comment vérifier que votre prothèse fixe est bien réalisée ?

 

Je vais vous donner des indications sérieuses pour vérifier que votre prothèse est bien réalisée.

 

J’ai constaté au cours de mes années de pratique dans mon laboratoire que beaucoup de gens venaient me voir pour obtenir des renseignements sur les prothèses qu'ils avaient.

 

Ils me montraient leurs prothèses fraîchement posées et me demandaient mon avis. Honnêtement j’ai vu défiler beaucoup de cas de prothèses bâclées et mal réalisées. Attention, je n’insinue pas que tous les dentistes sont mauvais. Comme dans tout métier, il y a des très bons, et il y a des moins bons.

 

Et la faute ne provient pas seulement du dentiste ! Le travail du prothésiste compte énormément. Une prothèse bien réalisée : c’est un travail d’équipe entre le dentiste et le prothésiste. En revanche c’est le dentiste qui est le garant des prothèses qu’il pose. C’est donc à lui de juger de la malfaçon d’une prothèse et ainsi de prendre la décision de la poser ou non.

 

Je raconte souvent l’histoire de ma voiture qui est tombée en panne. Je l’amène chez le garagiste pour la faire réparer. Il me sort la facture des pièces qui ont été changées et des interventions réalisées. Croyez-moi, j’ai payé la facture et à ce jour je n’ai aucun moyen de vérifier qu’il a réellement changé les pièces. Et si je voulais vérifier, je ne sais même pas où se trouvent les pièces qu’il a changées.

 

En résumé, tout cela pour vous dire que je n’y connais rien en mécanique et qu’il est très facile pour moi de me faire avoir par n’importe quel garagiste qui serait peu scrupuleux.

 

C’est la même chose en prothèses dentaires. Vous n’êtes pas des professionnels. Vous ne pouvez pas identifier la malfaçon. Alors que vous avez déjà des prothèses en bouche ou que vous envisagiez d’en avoir, je vais vous donner des indications et des vérifications sérieuses de professionnels que vous pourrez faire et qui vous permettront d’identifier si votre prothèse a été bien réalisée.

 

Ainsi, vous serez certain de leur longévité. Sachez aussi que vous pourrez demander à votre dentiste de faire reprendre le travail par son prothésiste en cas d’identification de malfaçon. Si vous avez déjà une prothèse, après lecture de cet e-book, vous serez en mesure de juger le travail de votre dentiste.

 

Je vais tout d’abord commencer par les prothèses fixes.

 

1ère phase: pendant la préparation du traitement :

 

Dès le traitement, vous pouvez déjà vérifier plusieurs points. Tout dentiste qui se respecte se doit de descendre sous la gencive lorsqu’il taille et prépare la dent pour recevoir la prothèse. C’est l’étape avant la prise d’empreinte.

 

Posez-lui donc la question: «avez-vous l’intention de descendre sous la gencive.» Vous lui montrerez que vous vous y connaissez et que vous êtes au courant de l’importance de cette procédure. Voici tous les avantages et bénéfices à descendre sous la gencive.

 

Descendre sous la gencive empêche le vilain reflet grisâtre de transparaître. Le liseré grisâtre qui apparaît au niveau de la gencive à l’endroit de votre couronne céramique est causé par l’armature qui se trouve en-dessous de la céramique. La lumière est stoppée par l’armature et celle-ci empêche sa diffusion naturelle. C’est ce phénomène qui crée le reflet grisâtre.

 

Celui-ci peut être atténué en noyant la couronne sous la gencive. Mais, attention, cette technique ne fait pas disparaître totalement le liséré, elle permet simplement de l’atténuer.

 

Il existe une solution radicale pour enlever ce phénomène. J’en ai déjà parlé précédemment, dans le chapitre sur le choix de votre prothèse.

 

Le second bénéfice à descendre sous la gencive, est de permettre à la gencive de venir épouser et entourer parfaitement la couronne et ainsi de rendre l’ensemble totalement étanche, ce qui éliminera les infiltrations alimentaires.

 

Maintenant vous allez certainement me demander pourquoi les dentistes ne pratiquent pas cette technique systématiquement ?

 

Pourquoi ne descendent-ils pas systématiquement sous la gencive ? Pourquoi est-ce nécessaire que je lui pose la question ?

 

Ce sont de bonnes questions ! Il est important de prendre conscience que descendre sous la gencive est une tâche fastidieuse pour le dentiste, c’est la finition de son travail de taille et de préparation de la dent. C’est même la tâche la plus fastidieuse de la préparation !

 

Elle rend également la prise d’empreinte plus délicate. Si votre dentiste ne prend pas le temps de descendre sous la gencive, c’est qu’il préfère certainement la rentabilité et qu’il ne souhaite pas passer trop de temps par cas, car sa salle d’attente est pleine de patients… S’il préfère la rentabilité, c’est qu’il se contente d’une qualité moyenne alors qu’il pourrait avoir beaucoup mieux en consacrant un petit peu plus de temps à ses patients.

 

Il préfère écourter la tâche de préparation, en ne descendant pas sous la gencive, et favoriser ainsi la quantité : recevoir plus de patients… Descendre sous la gencive, vous l’avez compris, lui demande plus de travail, mais sachez que la prise d’empreinte qui suit cette phase devient également plus compliquée.

 

Le matériau utilisé pour réaliser la prise d’empreinte a des difficultés à pénétrer dans tous les recoins et sous la gencive. L’application de fil réfractaire est de mise dans certains cas. Ceci augmente encore la difficulté de la tâche.

 

Vous comprenez maintenant pourquoi certains dentistes court-circuiteront cette étape.

 

 La prise de teinte :

 

La prise de teinte est pour moi un facteur de succès clé dans la réussite d’une prothèse. En effet, c’est la partie visible de l’iceberg ! Considérez donc le moment de prise de teinte comme la phase la plus importante pour la pose d’une prothèse fixe.

 

C’est en effet la teinte que les personnes de votre entourage vont voir, et c’est la teinte de la dent que vous allez tout d’abord voir: c’est l’un des critères qui va vous permettre de déterminer si vous êtes satisfait ou non de votre prothèse. C’est ce que vous allez apprécier en premier.

 

Ce qui compte en effet c’est la finalité esthétique. Vous êtes certainement d’accord avec moi qu’une dent qui ne ressemble pas aux dents adjacentes va ressortir du lot. Bref, on verra que vous avez une prothèse.

 

Maintenant, j’ai rencontré beaucoup de patients qui passaient me voir pour une prise de teinte au laboratoire, et ils me demandaient d’emblée une teinte blanche ou plus claire que celle proposée. Ce n’est pas la démarche à adopter pour la simple raison citée plus haut.

 

D’autre part, si vous demandez une dent plus blanche parce que vous avez l’intention de réaliser un blanchiment, ce n’est pas non plus la bonne démarche à faire. J’entends en effet beaucoup de patients me dire: « mes dents ne vont pas rester grises ou foncées comme ça ! Je vais faire un blanchiment, plus tard. » Vous connaissez déjà ma réponse.

 

Il faut toujours faire le blanchiment de vos dents avant toute prise de teinte ou pose de prothèses fixes. Vous réaliserez la prise de teinte après le blanchiment pour partir d’une teinte homogène sur l’ensemble. Le prothésiste dentaire et encore moins le dentiste ne peuvent présager du devenir de la teinte de vos dents après blanchiment!

 

Donc, si vous souhaitez avoir des dents plus blanches, faites un blanchiment avant. Lorsque le prothésiste prendra la teinte de vos dents pour la réalisation de votre prothèse, il partira de la teinte finale de vos dents, après blanchiment.

 

Vos dents naturelles et la prothèse auront alors une teinte homogène et subiront simultanément le processus d’usure, de vieillissement et d’agression environnemental. Ces 3 phénomènes s’appliqueront également sur toutes vos dents et aucune différence ne pourra transparaître.

 

Si vous avez sur vos dents, par exemple des fêlures, des taches de tétracycline, sachez qu’il s’agit de votre identité dentaire. N’essayez pas de la changer. Vous pouvez atténuer un certain nombre de taches voire les faire disparaître, mais si vous gardez les mêmes habitudes alimentaires (thé, café…) et que vous fumez toujours autant, ces taches reviendront.

 

Le prothésiste devra essayer de reproduire ces particularités pour que la prothèse se confonde au mieux parmi vos dents naturelles. N’influencez pas votre dentiste sur le choix de la teinte, il est le plus à même de vous conseiller le mieux pour votre dentition.

 

En revanche, si lorsque votre prothèse est réalisée, la teinte ne correspond pas aux dents adjacentes, exigez la reprise du travail, car le minimum d’une prothèse, c'est de se confondre parmi les dents naturelles.

 

Comment savoir si votre dentiste va réussir sa prise de teinte ? Question intéressante à laquelle je vais vous apporter un certain nombre de réponses. Un bon dentiste, en général, va demander à son prothésiste de se déplacer au cabinet le jour de la prise de teinte.

 

Parfois, il peut vous demander plutôt de vous déplacer au laboratoire de prothèses dentaires pour la prise de teinte. En général, le prothésiste dentaire n’est pas trop loin géographiquement du cabinet du dentiste, ce qui, je vous rassure, vous limitera en temps de transport.

 

Si vous êtes une femme, il doit impérativement vous demander d’ôter votre rouge à lèvres si vous en avez mis ce jour-là, parce qu’il fausse la perception des couleurs. Il éclaircit les dents, ce qui résulte à une prise de teinte erronée, en général plus claire.

 

Si le dentiste effectue lui-même la prise de teinte, il doit éteindre le projecteur au- dessus du fauteuil et vous demander d’aller vers une source lumineuse naturelle comme la fenêtre. Les projecteurs fournissent une lumière artificielle. En ce qui concerne le projecteur, la lumière est trop éblouissante.

 

Ce type d’éclairage peut induire en erreur le dentiste. L’œil percevra la dent plus claire qu’elle ne l’est en réalité. La déception c’est quand vous sortirez à la lumière du jour, vous remarquerez la différence de teinte de la prothèse réalisée. Mais ce sera trop tard : je vous donne un exemple : il vous arrive de porter un vêtement de couleur bleu et selon l’éclairage (néon,…) les gens vont le voir comme un vêtement mauve pour du bleu ciel, noir pour du bleu marin…

 

Il n’y a que la lumière naturelle qui pourra recadrer tout cela.

 

Un bon dentiste prendra des clichés avant la taille de la dent et après. Ce support sera envoyé chez le prothésiste dentaire, et ce dernier aura ainsi un support de référence devant lui pour copier et imiter vos dents. Plus le prothésiste aura des indications sur le type de dents (texture de surface, aspect et morphologie), meilleure votre prothèse dentaire sera réalisée, puisqu'elle imitera, à la perfection, vos dents adjacentes.

 

En tout cas en ce qui me concerne, quand je recevais des clichés de la part du dentiste, cela me donnait plus de précision dans mon travail. Je savais où j'allais et je ne travaillais pas dans le flou, sans aucun support de référence.

 

Pour pallier l’erreur humaine, un instrument de prise de teinte dernier cri existe. Ce bijou technologique prend la teinte en profondeur, dissèque en plusieurs parties les nuances de la dent. Il donne aussi la teinte correspondante à la céramique utilisée par le prothésiste.

 

 

Si votre dentiste possède ce type d’outil, vous êtes presque sûr d’avoir la teinte de votre dent réussie. À moins que le prothésiste ne respecte pas le montage indiqué par l’instrument…

 

 Le montage céramique :

 

Un point important à préciser pour une teinte réussie et une couronne céramique qui se rapprochent le plus de vos dents naturelles, c’est le montage de céramique réalisé par le prothésiste. Demandez à votre dentiste si son prothésiste monte la céramique en plusieurs couches.

 

Je vous explique ce que cela signifie. La dent naturelle est composée de dentine et d’émail. La dentine est la partie interne de la dent et l’émail la partie externe. La dentine donne la couleur de la dent alors que l’émail donne la profondeur. C’est exactement la même chose lorsque le prothésiste reproduit les dents au laboratoire à partir de céramique dentaire.

 

Il existe plusieurs types de céramique. Elle se présente sous forme de poudre, et il existe une poudre correspondant à la dentine, un autre type correspondant à l’émail, et encore un 3ème type qui donne la transparence à la prothèse, la profondeur… Souvent, les prothésistes négligent de faire des montages de plusieurs couches par souci de rentabilité et/ou de délais imposés trop courts.

 

Un montage de 3 couches minimum donne les meilleurs résultats. Mais il demande plus de temps et de meilleures compétences techniques. Au final, le résultat esthétique sera moindre avec un montage à 2 couches seulement.

 

Pour identifier une céramique avec un montage à 2 couches, regardez la base de la couronne, c’est-à-dire la partie près de la gencive (le 1/3 cervical). Si vous voyez une dent d’aspect osseux, très opaque, sans profondeur, généralement plus lumineuse que celle d’à côté, c’est que le prothésiste n’a pas appliqué de transparent pendant le montage de la céramique. Il a fait 2 couches seulement.

 

Afin de vous permettre de mieux visualiser la différence entre une dent à 2 couches, et une dent à plusieurs couches, imaginez-vous regarder un papier jaune. Le papier représente la dent.

 

Je place alors un carreau de verre devant le papier. Ce carreau n’est pas totalement transparent, il est sablé (aspect laiteux). Vous savez, comme les carreaux qui se trouvent dans les salles de bain. Ils laissent passer la lumière, mais ne permettent pas de voir à travers.

 

Comment voyez-vous le papier jaune maintenant ? Plutôt en profondeur ! C’est la même chose pour la céramique. Plusieurs couches vont donner plus de profondeur à la dent, donc plus de naturel. Un montage en 2 couches est équivalent à regarder le papier jaune directement de face, alors qu’un montage en plusieurs couches (au moins 3 couches) est équivalent à regarder le papier jaune à travers le carreau de verre sablé.

 

Vous avez déjà une prothèse en bouche ? Ceci pourrait être un bon moyen de vérifier si votre dentiste et son prothésiste ont fait un bon travail.

 

 Le glaçage :

 

Lorsque la céramique arrive du laboratoire, le jour de la pose, vérifiez que son aspect est bien glacé, c'est-à-dire qu’elle brille de partout. Une céramique bien glacée est étanche.

 

La glaçure, qui constitue le glaçage de la dent, assure une couche protectrice extérieure à la couronne qui la protège contre l’agression chimique et les infiltrations alimentaires. Ainsi, sa durée de vie sera prolongée.

 

Vous avez déjà une prothèse, utilisez ce moyen pour vérifier le bon travail de votre duo dentiste-prothésiste. Prenez un mouchoir, asséchez la couronne prothétique de la salive. Si elle garde quand même un aspect brillant, c’est que la dent a été bien glacée.

 

Un autre point important auquel il faut faire attention c’est, si vous remarquez que votre dentiste fait beaucoup d’aller-retour laboratoire-cabinet (3 visites en moyennent) c’est que la teinte n’est pas exacte. Le dentiste essaye de rattraper la teinte. La pluspart du temps, l’erreur provient du dentiste lors de la prise de teinte en transmettant la mauvaise teinte au prothésiste.

 

Si votre couronne fait plusieurs aller-retour dentiste-prothésiste (plus de 3 aller-retour), ce n’est pas bon signe. En effet, la céramique peut être rattrapée en terme de teinte, mais sous quelle condition ? Elle va subir de ce fait plusieurs cuissons au four à température élevée ce qui fera perdre à la couronne son aspect naturel et sa transparence initiale.

 

Elle ternit. Il vaut donc mieux avoir la bonne teinte du 1er coup et éviter ce que j’appellerai le rafistolage. Comme je l’ai déjà dit, la prise de teinte est l’un des facteurs clés de réussite de la prothèse.

 

 Les bandeaux métalliques :

 

Éviter les bandeaux métalliques sur votre couronne céramique. Demander à votre dentiste une prothèse sans bandeau. Ceci est possible. Les prothésistes dentaires font un bandeau métallique sur la face arrière de la couronne prothétique pour deux principales raisons.

 

Tout d’abord, le bandeau permet de soutenir la céramique. Il permet également d’évacuer vers l’extérieur la chaleur après la cuisson, lors de la phase de refroidissement de la prothèse à sa sortie du four.

 

J’ai plutôt tendance à dire que cela n’est plus nécessaire. La céramique moderne a évolué et n’a plus besoin d’être soutenue par un bandeau comme auparavant. D’autre part, en choisissant un bon alliage, le problème d’évacuation thermique par le bandeau n’est plus nécessaire.

 

En résumé, le bandeau métallique n’est plus une obligation. On peut dire que pour les couronnes unitaires, il n’a même plus lieu d’être.

 

Alors pourquoi, moi, préférais-je éviter d’en réaliser ? Parce que sous fort grossissement la jonction céramique- bandeau apparaît avec un léger décollement indétectable à l'oeil nu. Ceci est dû à la rétractation de la céramique lors de sa cuisson. Cette rétraction laisse «un petit écartement» entre la céramique et le bandeau ce qui va provoquer toutes sortes d'infiltrations dans cette microcrevasse et finira par fragiliser la céramique avec le temps.

 

 Point de contact :

 

Lorsque vous regardez vos dents, vous pouvez vous rendre compte que celles-ci se touchent plus ou moins, et que vous avez plus ou moins de mal à passer le fil dentaire. C’est ce que l’on appelle le point de contact. Si par exemple vous pouvez passer un fil dentaire sans ressentir aucune résistance, c’est qu’il n’y a pas de points de contact entre les 2 dents.

 

Ce phénomène peut arriver naturellement, je vous rassure, car la position des dents évolue au fil des années. Mais ce n’est pas une dentition optimale, car cela peut impliquer des infiltrations alimentaires, source de caries et de futurs problèmes.

 

Le manque de point de contact extrême est un écartement entre 2 dents très importantes : c’est ce que l’on appelle une diastème. C’est par exemple l’écartement existant chez Vanessa Paradis, pour ne citer qu’elle comme personne connue.

 

Naturellement, les dents sont donc plus ou moins serrées entre elles. Cependant, sachez que pour une bonne dentition, il faut que vos dents se touchent entre elles, car elles se solidarisent et forment un ensemble très solide. Par conséquent, lorsque vous avez une couronne, celle-ci se doit de venir toucher les dents adjacentes par les points de contact.

 

Un point de contact bien serré est synonyme d’une prothèse bien exécutée. Vous avez ce problème d’aliments qui viennent se loger entre vos dents à chaque fois que vous mangez, ceci est dû à un point de contact trop faible. Le cure-dent est une solution pour aller déloger tout ce qui a pu s’accrocher entre les dents, mais ce n’est pas très agréable, ni très élégant à voir.

 

Afin d’éviter ce problème, le dentiste doit impérativement vérifier les points de contact.

 

Il existe un moyen pour vous de vérifier chez vous tranquillement si vos points de contact ont été respectés. Prenez un fil dentaire, faites-le passer entre la prothèse et la dent adjacente.

 

Si vous remarquez que le fil passe facilement sans résistance, c’est que votre point de contact est trop faible ou presque inexistant. Dans ce cas, allez voir votre dentiste pour combler cet espace si vous venez de vous la faire poser il y a quelques jours. Dans le cas où vous avez votre prothèse depuis un moment maintenant, ceci est un bon moyen de vérifier la qualité de travail de votre dentiste.

 

N’oubliez pas de vérifier avec le fil des 2 côtés de la prothèse: le côté mésial et le côté distal.

 

Occlusion :

 

L’occlusion, c’est le fait que les dents du haut viennent toucher les dents du bas ou l’inverse si vous préférez. L’occlusion est un point extrêmement important pour la simple raison que si les dents antagonistes ne se touchent pas, il n’y a pas de mastication.

 

Dans une prothèse, négliger ce point ne servira à rien. Pour vous donner un ordre d’idée, une légère sous-occlusion de l’épaisseur d’un papier cigarette suffit à stopper sa fonction masticatoire.

 

Il faut toujours que votre dentiste vérifie l’occlusion par le biais d’un papier bleu. Deux cas peuvent se présenter au moment de la pose d’une prothèse:

 

Soit, la prothèse est en surocclusion, c'est-à-dire que la prothèse est trop haute, elle vient toucher son antagoniste alors que les autres dents ne se touchent pas ! Dans ce cas, la mastication se fera uniquement sur la dent prothétique en surocclusion et non pas équitablement sur toutes les dents. Il suffit pour votre dentiste de meuler ce surplus de hauteur afin de rétablir l’occlusion normale.

 

Soit, elle est en sous-occlusion. La prothèse doit repartir au laboratoire de prothèse dentaire pour rajouter l’épaisseur de céramique nécessaire afin de retrouver le contact occlusal.

 

Cette opération ne pourra pas être réalisée au cabinet du dentiste puisque ce dernier n’est pas équipé du matériel nécessaire. Ce procédé va impliquer un rendez-vous en plus. Je vais vous donner aussi un moyen de vérifier chez vous tranquillement l’état de l’occlusion de votre prothèse.

 

Procurez-vous du papier carbone bleu. Une seule feuille suffit. Coupez-la pour obtenir un morceau de 6cm sur 4cm, puis mettez-vous devant une glace. Placez le papier bleu face qui imprime et qui marque du côté de la prothèse. Mordez sur le papier à l’endroit de la prothèse tout en avalant votre salive.

 

Ne faites pas de mouvement latéral c'est-à-dire de droite à gauche ou de gauche à droite comme si vous vouliez faire grincer vos dents.

 

Répétez le mouvement de claquement de dents plusieurs fois. Des marques bleues doivent apparaître sur la face occlusale de vos dents.

 

Au cas où une marque apparaîtrait uniquement sur la dent ou les dents prothétiques et pas sur les autres dents, c’est que la prothèse est en surocclusion.

 

En cas d’absence de marque sur la ou les dents prothétiques, c’est que la prothèse est en sous-occlusion et ne vient pas toucher les dents antagonistes.

 

En cas de bonne occlusion, ce que vous devez obtenir, ce sont des marques réparties de manière homogène sur l’ensemble de vos dents prothétiques ainsi que sur vos dents naturelles.

 

 Compression sur la gencive :

 

Il arrive qu’une prothèse mal posée compresse la gencive. Un signe évident de ce problème, c’est l’aspect plutôt blanchâtre de votre gencive à l’endroit de la prothèse. Cela est dû au pincement de la gencive au moment de la pose ou à un surcontour de la prothèse qui compresse la gencive.

 

Dans les 2 cas, allez immédiatement revoir votre dentiste pour lui signaler ce problème. Votre gencive devrait avoir une couleur bien rose, synonyme d’une gencive bien irriguée et saine.

 

 Cuspide trop haute ou trop élevée :

 

La cuspide est le terme technique utilisé en dentaire pour la pointe de la dent. Il arrive que le prothésiste fabrique une prothèse avec des cuspides trop hautes. Le dentiste n’y est pour rien dans ces cas-là.

 

C’est juste une mauvaise réalisation de la prothèse. Vous pouvez le vérifier visuellement très facilement en comparant la pointe ou les pointes selon le nombre de prothèses que vous avez aux dents antagonistes naturelles. Les cuspides doivent toutes être alignées à la même hauteur. Seule exception à la règle : la canine, pour laquelle la pointe est plus haute que les autres.

 

Cette surélévation de la pointe posera un problème au moment de la mastication. Elle empêchera les mouvements de latéralité (de droite à gauche, de gauche à droite). Lorsque vous mangez, votre mandibule se déplace latéralement pour broyer les aliments.

 

Une cuspide trop haute vous empêchera et bloquera ce mouvement. Une simple réduction de la cuspide trop haute par meulage au cabinet de votre dentiste réglera ce problème. Cela dit, le dentiste doit vérifier ces détails avant la pose définitive de la prothèse.

 

Si vous constatez que votre dentiste vous demande de faire des mouvements de latéralité (de droite à gauche et de gauche à droite) avant de sceller définitivement la prothèse, ceci est une indication sur le travail de votre dentiste : il est consciencieux.

 

 La vérification des fêlures :

 

Ceci concerne uniquement les couronnes céramo-métalliques. Des fêlures peuvent apparaître 24 heures après la pose d’une prothèse. Une fois passé ce délai, vous n’êtes plus concerné par ce genre de problème.

 

Surveillez votre couronne le lendemain de sa pose en l’inspectant scrupuleusement de partout. En cas de présence de fêlure, allez voir immédiatement votre dentiste. Ce dernier ne pourra pas vous accuser de maltraitance ou choc envers votre nouvelle prothèse.

 

Ce problème provient d'un mauvais choix d’alliage de la part du prothésiste.

 

 Inspection entre les dents en cas de bridge :

 

Une bonne indication d’une prothèse bien réalisée, c’est de regarder entre les dents. La séparation doit être propre et bien nette. Je donne souvent l’exemple suivant : si vous voulez savoir si une maison est bien tenue, commencez par regarder sous les tapis !

 

C’est le cas pour les bridges au laboratoire, lors de l’élaboration de la céramique, elle subit une rétraction après la cuisson. Le plus souvent, entre les dents une déchirure et un écartement se manifestent. Cela peut causer des infiltrations alimentaires qui fragilisent dans le temps le bridge. C’est pour cette raison qu’une finition propre et nette entre les dents est importante.

 

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